La Journée mondiale de l’environnement a été célébrée en grande pompe en Haïti ce 5 juin. Il y a eu des activités partout pour marquer cette date. Ce n’est pas une mauvaise chose. Au contraire, il est plus qu’important que l’environnement trouve un peu plus d’attention en Haïti en cette période de crise où l’Etat est absent. L’environnement, traité en parent pauvre, même en temps de paix relative est on ne peut plus négliger. L’état d’insalubrité avancé des principales rues des grandes villes du pays, notamment celles de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, exprime avec justesse ce désintérêt des uns et des autres pour la protection de l’environnement.
Si les rues ne sont pas assainies, il est clair que les rivières ne sont pas non plus curées. En ces temps de crise sociopolitique aiguë, il va de soi que le déboisement de ce qui reste de notre couverture forestière est à la merci des bourreaux de l’environnement. De quoi augmenter notre vulnérabilité face aux catastrophes naturelles. La construction anarchique dans les mornes et autres espaces qui devaient être protégés accentue les menaces au-dessus de la tête de chaque Haïtien. On comprend pourquoi chaque goutte de pluie peut finir en éventuelle catastrophe.





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