Il faut croire que, quelque part, ce livre de Kateri Lemmens nous plonge sans retenu dans l’univers de cet hiver où passions, chagrins, l’amour s’entre-choquent, s’entrelacent, s’entassent et s’enlisent dans une belle ambiance de complémentarité pour apporter un goût inoubliable et délicieux à la lecture de chaque page. De chaque strophe. De chaque vers où la poétesse affiche ses doutes, ses incertitudes, son amour, ses souvenirs, son optimisme pour croire à l’avènement d’un printemps au-delà même des hivers les plus réticents et douloureusement retentissants. Le spectre d’un passé d’amour habite encore les mots de la poétesse québécoise qui se souvient de main contre main, de « corps mouillés », de « lit chaud » pendant que la pluie joue tendrement ses notes sur la tôle :        

« Je t’écris le souvenir d’un lit chaud