« La situation s’est aggravée depuis l’attaque du dimanche 30 juin. Les bandits ont pris le contrôle de 75 % de la ville de Gressier. C’est autour de 23 000 personnes qui ont dû fuir la ville vers Colline 3, 4, vers les locaux des douanes, à Brâche et à Léogâne. Parmi ces déplacés, on compte les gens de Merger et toutes les personnes qui s’étaient établies à Gressier après avoir fui Mariani », a confié à Le Nouvelliste le maire Jean Vladimir Bertrand, lundi 8 juillet 2024.                                        

Les bandits, nombreux, mobiles, ont fait plus que consolider leurs positions. Ils sont en pleine extension, a-t-il poursuivi avec, dans la voix, un mélange de dépit et d’impuissance. «  Ils ont laissé les locaux du commissariat et se sont établis à un peu plus d’un kilomètre et demi, à Santo », a fait savoir le maire, qui a confirmé l’incendie des locaux du bureau de la Protection civile de Gressier.