Depuis que Jacques Roumain a inauguré le roman paysan dans la littérature haïtienne avec son roman « La Montagne ensorcelée » en 1931, ce genre romanesque a connu, depuis, un succès colossal dans le milieu littéraire haïtien. Parmi les auteurs qui se sont intéressés à la condition paysanne figure Édris Saint-Amand, né le 26 mars 1918 aux Gonaïves et mort le 9 février 2004 à Port-au-Prince. Essayiste, romancier, diplomate, critique littéraire et professeur, Saint-Amand s’inscrit dans la dynamique des écrivains qui ont su décrire le mieux les contradictions qui gangrènent la société haïtienne, en particulier le pays en dehors, pour reprendre les termes de Gérard Barthelemy.
L’héritage légué à la littérature haïtienne par Saint-Amand est conséquent et substantiel. En 1952, il fait paraître à Paris son roman phare, dense et polémique, Bon Dieu rit. Ce classique qui ne cesse de fasciner le lectorat haïtien a immortalisé cette pensée lucide et généreuse. Pour sa 30e édition, Livres en folie rend hommage à cet homme qui aura sublimé l’art haïtien, de surcroit la littérature par son talent unique et original.






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