À travers le personnage du général Borôme, Lhérisson dépeint la politique haïtienne de l’époque, caractérisée par la tyrannie exercée même sur les sphères les plus méprisées. En utilisant ce personnage, Lhérisson expose non seulement la figure autoritaire du général Borôme, mais aussi la manière dont la répression gouvernementale s’étendait à toutes les sphères de la société, y compris la liberté d’expression des journalistes, comme le montre ce passage : « Arrivés au bureau central, ils furent tous les deux savonnés, étrillés avec éclat par le général Borôme. Pour ce général, le directeur de « L’Indépendance » pratiquait « la conspiration du silence », tandis que le directeur de « La Presse libre » était un malveillant, un malfaiteur, un conspirateur ; il se mêlait de choses qui ne le regardaient pas » (p. 57).

Le fameux général Borôme