Durant sa brillante carrière littéraire, deux recueils de poèmes ont édifié sa notoriété, Rires et Pleurs (1896) et Nouveaux poèmes (1900). Dans ces deux recueils, Durand confirme  sa vocation et assure son statut de poète. Il manie avec agilité et dextérité toutes les formes de la poésie : l’ode, le triolet, le sonnet, ballades, satires, iambes, etc. Il est celui qui a réussi là où ses congénères ont échoué. Durand a remporté le pari de sa génération en alliant esthétique et patriotisme à valeur égale.

Si la postérité garde en mémoire le côté libertin, charnel et bon vivant de Durand, avec ses vers, chantant l’amour et la femme, sa poésie est compassée d’autres facettes. L’un des aspects dont se nourrit son œuvre est son côté éminemment  patriotique.