Les évènements du week-end écoulé et un tweet de l’ex-sénateur Jean Renel Sénatus affirmant qu’un « massacre se préparait dimanche soir contre la population de Fond Parisien » ont renforcé les inquiétudes, a confié un résident de Ganthier réfugié à Fond Parisien,  lundi 5 août 2024. « Les bandits ont soudé ce week-end des barres de fer métallique horizontalement au niveau du pont Bonnette, obstruant le passage vers Ganthier, Fonds-Parisien, Malpasse et une partie du sud-est. Ils ont incendié le bureau des douanes et un véhicule blindé de la PNH. L’effectif déployé par la PNH n’est pas suffisant. Le renfort reçu de quelques militaires est pratiquement insignifiant. La brigade est composée de membres de la population qui, aux côtés de la PNH, résistait aux bandits, a replié », a-t-il confié, particulièrement remonté.

Neuf véhicules blindés, près d’une centaine de policiers et kényans sont venus à Ganthier après la destruction du commissariat. Ils sont repartis sans reprendre le contrôle de la ville, a-t-il dit en ruminant sa colère. Les bandits, nombreux, ont repris confiance. Ils ont passé des heures ce samedi à souder ces barres de fer au niveau du pont de Bonnette. La population aujourd’hui plus vulnérable qu’avant, a poursuivi cet habitant de Ganthier.