Qui dit droit, dit la loi, les normes. Certains adages en disent long, tels: “Il n'y a pas de crime, pas de peine sans loi” (nullum crimen, nulla poena sine lege en latin); “Nul n'est censé ignorer la loi”(nemo censetur ignorare legem); “La loi est dure, mais c'est la loi”(dura lex sed lex). 

Un bon juge doit avoir pour boussole la loi. En vue de rendre sa décision, sans arbitraire, notamment en droit pénal, qui est d'interprétation stricte, le magistrat doit évoquer un texte de loi qui appuie son verdict. Le juge ne peut donc pas condamner un prévenu pour un fait qui ne constitue pas une infraction, tout simplement parce que ledit fait n’est pas défini ou prévu par une loi. Comme le répétait un ancien professeur de droit pénal haïtien très connu, de regrettée mémoire: l'avocat plaide codes en main, ouvrages en main. Ainsi, le bon avocat doit de son côté soutenir son argumentaire en faisant référence à un article d’un code, d’une loi ou d’un décret, entre autres, fondement de ses prétentions, au lieu de se confondre en raisonnements personnels, formuler des demandes pompeuses. En droit, plus que tout autre champ, on ne réinvente pas la roue! Le hic, il n’est pas toujours facile de trouver un article correspondant à un thème ou un mot d’un clic! Parfois cela prend des heures, voire des jours, surtout pour les profanes ou les novices en droit. Désormais, grâce à ce précieux outil du professeur Evens Fils, “Concordance du droit haïtien”, plus de souci pour répérer le ou les articles dont on a besoin. Un mot, des articles.