Parmi les titres présentés à Livres en folie cette année, le professeur Thadal Etienne, du conseil de direction de l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Études Internationales de l’Université d’Etat d’Haïti signe : « La tragédie des biens communs en Haïti : des incitatifs pour une gouvernance efficiente ».

L’ouvrage de plus de 400 pages est extrait de sa thèse de doctorat passée avec la mention « Excellente » à l’université Laval au Canada.

En réponse à une question de Gérard Jeanty Junior, le professeur a rappelé : « …jusque dans les années 1920, Haïti était plus riche que la République dominicaine ; vers les années 1930, les deux pays avaient un niveau économique comparable sur la base notamment de leur produit intérieur brut par habitant qui était également à peu près le même pour la Jamaïque et Cuba, ses trois voisins les plus proches, soit environ deux cents et 00/100 (200.00) dollars courants américains. En 2015, cet indicateur est passé respectivement à six mille quatre cent soixante-huit et 50/100 (6,468.50) dollars pour la République dominicaine, à cinq mille cent cinq et 80/100 (5,105.8) pour la Jamaïque et sept mille six cent cinquante et 20/100 (7,650.2) pour Cuba, alors qu’il s’élevait à seulement mille trois cent quatre-vingt-sept et 35/100 (1,387.35) pour Haïti. Le fossé devient encore plus grand en 2024. »

Ce petit tableau est déroutant et dit beaucoup sur la tragédie des biens communs en Haïti.

Depuis des années, nous anéantissons la richesse en Haïti. Nous n’œuvrons plus au bien commun.

Cet ouvrage mérite lecture comme nous nous offrons chaque jour un passage devant nos miroirs.