Suite à la publication de ma chronique sur la culture du « kalewès » au sein de l’administration publique en date du 8 juillet 2024, certains lecteurs m’ont suggéré d’aborder également la problématique du gaspillage et de l’abus des biens publics en Haïti. La durée de vie des biens de l’État, en particulier les voitures, demeure très limitée. La négligence, souvent la mauvaise foi, est palpable. Des véhicules sont immobilisés, faute d’une simple réparation. D’autres sont abandonnés pour des pièces de rechange. D’autres encore sont gravement endommagés dès la première année de service. On dirait par méchanceté, tellement le contraste est saisissant avec les véhicules privés qui sont conservés en très bon état des années après leur acquisition.
On ne connait pas aujourd’hui l’effectif du parc automobile public, de sa méthode de gestion et de renouvellement. Il est bruit que certains ministères en disposent très peu. Les véhicules ne sont utilisés dans ce texte qu’à titre illustratif, car la situation n’est pas différente pour les autres biens de l’État. Les bâtiments sont parfois mal entretenus. Souvent, ils sont loués à des prix annuels exorbitants qui pourraient facilement contribuer à en faire l’acquisition en peu de temps. Ce problème se pose tant en Haïti qu’à l’étranger où le coût de location de certains immeubles pour des ambassades ou des consulats aurait pu aisément contribuer à les acheter. La fourniture des services publics se fait également avec une nonchalance notoire. Tout le contraire de la diligence observée généralement dans le secteur privé.





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