L’Unité de Lutte contre la Corruption joue son rôle de produire des rapports étalant au grand jour les graves actes de corruption présumés des gestionnaires de deniers publics en Haïti. Les uns plus surprenants que les autres, ces rapports produits et remis à la justice avec régularité au cours des dernières années montrent que la corruption a la vie dure en Haïti.  Les rapports sur des faits présumés de corruption remis ce mardi par l’ULCC à la justice en témoignent.

Les rapports de l’ULCC n’étant pas des verdicts judiciaires, les accusés doivent avoir l’opportunité de se défendre devant des juges. La justice haïtienne est-elle au courant de sa responsabilité d’aider dans la lutte contre la corruption dans le pays ? Au cours des 20 dernières années, l’ULCC a transmis près d’une centaine de rapport à la justice haïtienne pour les suites nécessaires. Fait étonnant, une seule condamnation a été prononcée à partir de ces rapports qui documentent des stratagèmes de corruption dans l’administration publique haïtienne. A côté du jugement de condamnation prononcé, quatre ordonnances de clôture ont été rendues dont un non-lieu. Ces informations ont été révélées cette semaine par l’ULCC, à la veille de la publication de nouveaux rapports indexant notamment l’homme de loi et ancien ministre de la Planification et de la Coopération externe, Aviol Fleurant, d’enrichissement illicite.