« Écrire, c’est offrir le chant qui manque », écrit la poétesse Lorrie Jean-Louis dans le prologue de son livre. En lisant ces poèmes, on comprend ces mots très vite, c’est son refrain. Elle écrit pour faire entendre ces chants qui manquent; L’Amérique qu’on ne voit pas, les gens qu’on met « de l’autre côté de la vie », la liberté des femmes et des hommes. « Je vous parle/ de mes yeux/ je vous parle/ à partir de mon ventre/[...] ». Lorrie Jean-Louis essaie d’écrire avec le regard. Elle nous regarde avec un accent lyrique Elle est artisane d’humanité. La poésie, ici, n'est pas simplement un engagement, mais plutôt un acte humain. Un acte concret pour le monde et la beauté. Le poème fracasse, jubile. Il nous égare. Comme si la poésie c'est ça ; dire le chant de soi et de l'autre.
Le livre est porté par un grand souffle. De la colère, de la tendresse, d'humanité. De l’amour aussi. Les images sont puissantes. Elle questionne. La langue est belle, la langue est douce. En peu de mots, la poétesse questionne sa place au monde. Sa poésie est ellipse, quête et exploration. Il y a de la beauté, de la joie, de la peine, de la tendresse humaine. Il y a de la place pour l'amour; "la belle amour humaine". On ne peut lire ce poème sans entendre l'écho du monde en soi.






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