« Les données disponibles au 30 juin 2024 indiquent une évolution mitigée des principaux indicateurs de performance du système bancaire », peut-on lire dans note de politique monétaire du troisième trimestre de l’exercice 2023-2024 de la BRH.  « Le produit net bancaire (PNB) généré par le système a reculé de 2,7 % pour s’établir à 8,6 milliards de gourdes, dans un environnement macroéconomique empreint d’incertitudes. Cette contre-performance s’explique par une contraction de ces composantes : « Autres revenus » (-52,9 %) et « Gains sur change » (-1,4 %). Plombé par une hausse de 1,5 % des dépenses d’exploitation (6,4 milliards de gourdes), le bénéfice net bancaire s’est chiffré à plus d’un milliard de gourdes, accusant une variation négative de 31,6 % sur une base trimestrielle. Ainsi, il est ressorti une détérioration de la rentabilité bancaire au regard des ratios clés du système. En effet, au 30 juin 2024, le rendement de l’actif (ROA) s’est établi à 0,64 % contre 0,94 % au trimestre antérieur. Parallèlement, le rendement de l’avoir des actionnaires (ROE) a atteint 7,68 % après 11,13 % un trimestre auparavant », selon cette note de politique monétaire.

«  Au cours du troisième trimestre, l’actif du secteur a fléchi de 0,4 % par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 645,47 milliards de gourdes. Ce repli découle de la contraction simultanée des « Autres liquidités » (-18,1 %), de celle de l’encours des « bons du Trésor » (-9,9 %), des « Encaisses » (-6,3 %) et des « Avoirs à l’étranger » (-5,6 %), alors que l’encours des « bons BRH » a crû de 141,4 %. Néanmoins, le niveau d’intermédiation bancaire, mesuré par le ratio « prêts bruts sur dépôts totaux », s’est légèrement replié, passant à 24,4 % contre 25,6 % au 31 mars 2024 », selon cette note de politique monétaire.