Cité Soleil a une nouvelle fois basculé dans la violence. « Il y a beaucoup de morts et de blessés. John, le second chef de Simon Pelé, est mort. Mathias, le chef de Boston, a essuyé des tirs. Mais il en est sorti indemne.  Benji, le chef de Belekou est touché au pied. Beaucoup de personnes, croyant au retour de la paix, avaient fait le déplacement pour assister à ce match de football. Cet après-midi encore, des affrontements sont signalés. Il est difficile d’avoir un bilan », a confié à Le Nouvelliste le pasteur Enock Joseph, 24 heures après la reprise de la guerre des gangs de certains quartiers de Cité Soleil, jeudi 12 septembre 2024. 

La cause apparente, le déclic, est un penalty octroyé en faveur de Boston, l’équipe receveuse, aux dépens de celle de Simon Pelé, lors de la finale d’un championnat opposant ces deux quartiers de Cité Soleil séparés par la bande d’asphalte de la nationale #1, a expliqué le pasteur Enock Joseph, soulignant que cela fait un bail que Boston et Simon Pelé ne se sont pas affrontés.