C’est une artiste joyeuse, enthousiaste et déterminée que Le Nouvelliste a rencontrée. Cette résidence a une importance capitale dans la vie de cette jeune artiste qui a conquis le cœur du public de l’Institut français en Haïti en février dernier. « Cette résidence à Cergy a été l’occasion pour moi de redéfinir et d’approfondir ma pratique artistique en dialogue avec les traditions ancestrales du vodou haïtien », dit-elle d’une voix sereine. S’il y a une chose qui a nourri son imaginaire, ce sont les visites d’institutions majeures telles que la Bibliothèque Nationale de France (BNF) et le Musée du Quai Branly. « Ces visites m’ont permis d'accéder à des ouvrages rares et essentiels sur le vodou haïtien, ainsi que sur les artistes haïtiens qui abordent cette thématique dans leurs œuvres », confie Lorrane. La native de Port-au-Prince a collaboré avec des étudiants et des chercheurs : « Nous avons exploré la création de chansons qui résonnent avec les thèmes du vodou. Cette interaction créative a enrichi mon approche artistique. »

Au cours de cette résidence, elle a exploré la thématique des divinités féminines du vodou haïtien, telles qu'Èzili Dantò, Èzili Freda, Grann Alouba, Séverin et Grann Brigitte. Elle a eu des échanges enrichissants avec des anthropologues du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, ce qui lui a permis de mieux appréhender plusieurs aspects fondamentaux du vodou.