Le bas de la ville de Port-au-Prince et ses environs sont le symbole d’une capitale en pleine déchéance. Les autorités centrales comme les autorités locales ont perdu le contrôle du centre historique de la capitale haïtienne. Ce processus qui n’a pas commencé hier a atteint son paroxysme le 29 février 2024 lorsque les gangs qui font la loi dans la zone métropolitaine ont décidé de s’attaquer à tout ce qui symbolise l’Etat. Le centre-ville, meurtri par le séisme du 12 janvier 2010, n’a pas pu résister aux assauts des gangs.
Malgré tout, le centre-ville refuse de mourir. Les nouvelles autorités – CPT, gouvernement Conille et nouveau commandant de la PNH appuyé par les policiers kényans – ont le mérite d’avoir choisi de ne pas abandonner le centre-ville à son sort. On se rappelle la première visite du Premier ministre Garry Conille au centre-ville. On se rappelle aussi la prestation de serment, en mars dernier, des membres du CPT au palais national sous un concert de cartouches des gangs voisins.





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