Difficile de passer une semaine sans qu’une nouvelle affaire ne mette face à face le Conseil Présidentiel de Transition et la primature de la République et ne vienne nous confirmer que les temps à venir seront encore plus difficiles.
La bombe du jour concerne la présence sur le territoire d’assistants, de formateurs ou de mercenaires qui prêteraient ou prêtent mains fortes aux forces de sécurité haïtiennes.
L’affaire sensible a éclaté quand une nouvelle lettre du secrétariat général de la présidence au secrétariat de la primature a fuité sur les réseaux sociaux.
Selon les explications d’un membre du Conseil Présidentiel de Transition au Nouvelliste : plusieurs proches de conseillers présidentiels ont été contactés par des journalistes étrangers qui voulaient avoir des informations sur la présence d’un groupe de mercenaires dans le pays.
En dépit des millions décaissés pour les conseillers sous la rubrique « intelligence », ce sont des journalistes étrangers qui informent le CPT. Et, selon toute vraisemblance, en dépit des réunions périodiques entre le CPT, les responsables des Forces Armées d’Haïti, ceux de la Police Nationale d’Haïti et le premier ministre, les membres du Conseil ne savent ou ne savaient pas que les forces de sécurité bénéficient d’assistance…
Si le premier ministre, le commandant en chef des FADH et le directeur général de la PNH ont caché ou n’ont pas jugé nécessaire de partager une telle information avec la présidence, on doit en connaître la cause, les raisons.
Est-ce par manque de confiance ? Est-ce parce qu’ils estiment que les membres du CPT ne sont pas fiables ? Est-ce par simple oubli ?
Si en dépit de tous les millions de gourdes qu’ils reçoivent pour faire de l’intelligence (Renseignements), les membres du CPT ne sont pas informés à temps, il y a des questions que cela soulève.
L’argent est-il mal dépensé ? Pas dépensé ? Pas dépensé dans des activités en lien avec les objectifs en rapport avec la sécurité ?
On doit aussi s’interroger sur les possibles cachotteries du premier ministre vis-à-vis du CPT.
Peut-on cacher ou omettre de dire des mesures vitales à la présidence ? Y a-t-il un modèle mis en place dans le processus de transmission des informations entre CPT et PM ? Qui est habilité à tout savoir dans les questions de défenses et de sécurité ?
La vraie guerre que se livrent les deux branches de l’exécutif a des répercussions sur la conduite des affaires d’État et de graves conséquences pour le pays.
Ils se torpillent, se cachent des choses, se dénoncent et cela a des coûts pour le présent et surtout pour l’avenir.





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