Le suspense est total. Aucune prédiction sur l’issue des élections américaines ne court les rues. Les candidats sont au coude à coude dans les sondages. Les instituts de sondage, les observateurs, le grand public savent qu’une surprise peut advenir.
Il faudra attendre le vote, le dépouillement et, peut-être, la fin des contestations pour connaître le nom du 47e président des États-Unis d’Amérique.
En 2000, lors de l’affrontement Bush contre Gore, des semaines avaient été nécessaires avant que le vainqueur soit connu. Tout le monde a oublié cet épisode, mais c’était il n’y a pas si longtemps.
Cette fois, c’est le ton de la campagne, les menaces, l’outrance, le profil de l’un des candidats, Donald Trump, et le souvenir du 6 janvier 2021 jour où les partisans du président sortant, le même Donald Trump, avaient envahi le Capitol, qui font craindre le pire.
L’attente du résultat définitif se passera-t-elle tranquillement, comme en 2000, ou dans le fracas des revendications ?
Personne ne peut le dire avec certitude.
Une élection étant une élection, comme en 2016 la soirée peut s’achever sur une grosse surprise avec la victoire sans appel de l’un des candidats. En 2016, le gagnant n’était pas attendu, en 2024, personne n’a de certitude.
Depuis des semaines, les Américains votent par correspondance ou en avance. Ce mardi 5 novembre 2024, le jour du scrutin, les retardataires devront se présenter dans les bureaux de vote et faire leur choix.
L’élection américaine de cette année a fait d’Haïti et des Haïtiens un point particulier de la campagne. Les Haïtiens ont été utilisés, instrumentalisés, rabaissés.
Ce mardi, chaque Américain d’origine haïtienne doit aller voter et accomplir son devoir.





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