Invitée par KN Project, dirigé par la chorégraphe Kettly Noël, pour la troisième édition de Caribbean Dance Platform. Timide, sereine, joyeuse, elle vient de remporter le premier prix de poésie Jean Elie François pour un poème engagé. Un poème aux accents d’aube qui questionne notre quotidien en Haïti. « M ap kenbe chandel / pou tout kò san demen. » Ces vers sont concis, frappants, tranchants. Elle excelle déjà dans l’art de l’ellipse. La poésie est avant tout une histoire, et Sandlyne nous raconte notre fragilité humaine.
Sa voix poétique, son engagement, sa colère, cette façon de dire les douleurs et les peines rappellent la brillante poétesse Jessica Nazaire (1997-2022). Elle a commencé très tôt avec la poésie, dès sa petite enfance. Née au Cap-Haïtien, elle a fait ses études secondaires au Collège Pratique du Nord. La jeune poétesse a passé un an à l’École Normale Supérieure avant d’intégrer l’Université Franco Haïtienne du Cap-Haitien. Elle a fait ses premiers pas dans le monde de la poésie sous le signe de l’urgence : l’urgence de trouver un monde empli de tendresse, d’amour et de bienveillance. Taciturne durant son enfance, elle lisait, écrivait, dessinait des mots dans son carnet intime. D’abord dans sa tête, puis sur le papier. Sandlyne habite les mots avant de les libérer. « J’étais très introvertie. C’était difficile de communiquer avec les autres. L’écriture était pour moi un lieu intime, et il l’est toujours, un lieu de refuge. Ce que je ne pouvais pas raconter à quelqu’un, je l’écrivais », dit-elle avec vivacité.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.