Les résultats des élections américaines sont connus. Le 45e président, Donald Trump, sera le 20 janvier 2025, intronisé 47e président des États-Unis d’Amérique.

Le président Trump, en plus d’avoir remporté l’élection avec une large avance dans le vote populaire, aura la majorité au Sénat, peut-être aussi à la Chambre des représentants. Il a la Cour suprême acquis à ses opinions et un programme finalisé depuis des mois, contrairement à son élection surprise de 2016.

L’une de ses principales promesses: organiser la plus grande déportation jamais vue d’illégaux des USA. En occurrence, les millions d’individus qui ont émigré ces dernières années dans son pays.

Pour le moment, même si on ignore si dans sa compréhension les détenteurs de TPS, d’Humanitarian parole ou les exilés politiques avec papiers ou en cours de régularisation sont concernés.  Il y a des dizaines de milliers de compatriotes qui seraient alors concernés.

Ces inquiétudes sur le sort migratoire des nôtres viennent s’ajouter à tous les autres problèmes qui accablent Haïti.

Dans le cas de nos ressortissants qui vivent et travaillent aux USA, faut-il rappeler qu’ils sont parmi les premiers soutiens de l’économie nationale, loin devant le secteur agricole, la sous traitance, l’aide internationale ou tout autre pan de l’économie.

Si le président Trump décide d’expulser des milliers de nos ressortissants, un pourcentage des milliards de dollars des transferts serait en jeu, la vie et le bien-être de millions d’Haïtiens seraient en danger.

Alors que ces préoccupations nous taraudent l’esprit, nous assistons à un ballet de lettres et à des valses de réunions entre le Conseil Présidentiel de Transition et le premier ministre. Depuis des semaines, l’exécutif haïtien n’arrive  à s’entendre ni sur l’essentiel ni sur le minimum.

Nos chers gros chefs (ils sont 10 à la tête de l’exécutif) ne nous ont jamais coûté aussi cher pour si peu de résultats.

Donald Trump arrive avec ses menaces, le duo CPT-PM se cherche et ne  s’entend sur rien.