Installé au Cap-Haïtien où réside la majorité des membres du groupe, l’Orchestre de Promotion Évangélique Luthérienne prépare un album pour la célébration de ses 15 ans. Quinze ans de doute mais surtout de persévérance et de confiance en Dieu, soutient Anould Ménard. « J’ai fondé l’orchestre en 2010. À un moment où il était nécessaire pour moi de changer mes habitudes et de me consacrer à Dieu, m kite lemond, comme on dit. Attention, cela ne veut pas dire que j’avais cessé d’être chrétien à une époque mais il est clair que je devais me rapprocher davantage de mon sauveur. À date, l’objectif est resté le même : promouvoir l’évangile à travers la musique », indique le maestro du groupe. Il projette à cet effet de se produire partout où vivent les âmes haïtiennes. Une ambition qui a déjà permis à l’orchestre de se produire dans de nombreuses villes et localités haïtiennes et récemment au Canada.

Malgré les avancées de nombreux artistes évangéliques qui ont sorti les chansons du secteur du sentier gospel, slow et autres, l’Haïtien reste, dans une grande majorité des cas, conditionné à concevoir la musique évangélique haïtienne loin des contrées du compas, rythme pourtant très populaire chez nous. Ce constat est l’une des raisons pour lesquelles Anould Ménard a décidé de partager sa foi et d'évangéliser sur le rythme compas : « Le compas est le rythme national d’Haïti. C’est un devoir pour moi de perpétuer la tradition haïtienne. Pourquoi pourrait-on s’amuser sur du compas et non louer et chanter les bienfaits de Dieu sur ce rythme? Je suis un fervent partisan du compas et je m’en sers pour louer Dieu », martèle celui qui a un temps servi comme agent de la Police nationale d’Haïti.