Jean Domond est un homme qui apporte beaucoup aux lettres haïtiennes. Sa vie, c’est la poésie, les mots. Il ne cesse de mettre sa voix au service de la bonne cause : la poésie. Pour lui, lire un texte, c’est lui donner un souffle, un rythme, un charme, une vie. Ce que nous aimons surtout chez ce diseur, c’est son dynamisme, sa fougue, sa manière d’habiter les images et les métaphores. Il éprouve du plaisir à lire les poèmes, mais surtout à mettre en lumière la beauté des mots. Pour bien lire, il suffit d’aimer la poésie, de l’habiter, de la laisser pénétrer nos chairs, notre âme. Il faut que le rythme du poème dépasse le rythme de nos vies : voilà le plaisir de Jean Domond. Habiter les mots avant d’habiter le monde. « Parfois, les poèmes me touchent très fort. Ils me font réfléchir, rire, pleurer. Lire un poème, c’est plonger dans un monde de rêves », confie le diseur au Nouvelliste.
Pour Jean Domond, lire un poème n’est ni une tâche facile ni une tâche complexe. Lire un poème, c’est d’abord une performance orale. Une expression artistique. Il faut faire entrer l’auditoire dans l’univers du texte. Le public doit ressentir l’émotion. « Il faut que l’auditeur sente la voix du diseur résonner en lui. La performance orale donne du goût au poème, elle transforme les mots, modifie parfois même le sens du texte, avec une certaine sensibilité qui donne douceur et profondeur au poème, tout en captivant l’audience. »






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