L’Accord du 3 avril est censé fixer la mission du CPT et co. Sept mois après la signature dudit accord, il est un constat que le Conseil présidentiel de Transition erre. Un bilan exhaustif du bilan du CPT de son installation à aujourd’hui contiendrait plus de passifs que d’actifs. Les nouveaux quartiers tombés sous le contrôle des gangs au cours des six derniers mois, la multiplication du nombre de déplacés internes et toutes les horreurs décrites dans les rapports des Nations-Unies et des organisations de droits humains, le scandale de la BNC…constituent des rubriques de ce bilan. Un constat d’échec que le CPT admet publiquement, sauf qu' il a imputé la responsabilité à l'ancien Premier ministre Garry Conille.  

Renvoyé pour manque de résultats et insubordination, Garry Conille a été remplacé par l’homme d’affaires, Alix Didier-Fils-Amé. Les premiers jours du nouveau Premier ministre ne montrent pas encore de différence entre les deux administrations. Si le CPT a trouvé en M. Fils-Aimé le Premier ministre que Garry Conille refusait d’être, rien ne montre encore que les membres du Conseil présidentiel de Transition dirigent le pays autrement. Le scandale de la BNC, l’une des causes de la détérioration des relations entre le gouvernement Conille et le CPT, reste encore le talon d’Achille du Conseil présidentiel de Transition. Des sources rapportent que ce dossier plombe le CPT. Le coordonnateur du conseil, Lesly Voltaire, va-t-il trancher sur ce dossier comme il l’a fait dans le cas de Dominique Dupuy ?