Pour la première fois depuis le début de l’ère des territoires perdus, le 1er juin 2021, la Police nationale d’Haïti, assistée par la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité, a pu reprendre dans une même semaine deux locaux qu’elle avait abandonnés sous la pression des gangs.
Le commissariat de Liancourt, délaissé depuis le 25 janvier 2023, après l’assassinat de six policiers par les groupes armés de la zone, a rouvert ses portes le 25 novembre 2024.
Trois jours plus tard, c’est un ancien local de l’Inspection générale de la PNH, au bas de Delmas, qui a été investi. Il avait été inauguré le 30 novembre 2020.
« Quatre ans plus tard, le jeudi 28 novembre 2024, la MMAS y a établi sa troisième base opérationnelle avancée (FOB), après celles mises en place à l’Académie de police et à Pont-Sondé», peut-on lire dans une communication de la Mission.
Pour le moment, on ne sait pas si les forces de sécurité pourront maintenir les positions reconquises. À Liancourt, comme au bas de Delmas, la situation est compliquée et les fauteurs de troubles toujours dans les parages.
Dans l’Artibonite, le lendemain de la réouverture du commissariat, on comptait déjà une attaque et des morts dans un village voisin.
À la ruelle Nazon et dans les environs de Christ-Roi, ainsi qu’aux alentours du local de l’Inspection générale de la PNH réinvesti cette semaine, les attaques continuent contre la population.
La police mène des assauts, les gangs reculent peu. La région métropolitaine de Port-au-Prince est toujours menacée et se trouve dans une situation chaotique sans précédent. Personne ne sait si nous vivons le début de la fin ou la fin d’un temps.





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