Depuis plus de deux décennies, le Festival Quatre Chemins s’impose comme un rendez-vous incontournable des arts de la scène dans la Caraïbe. Organisé chaque année en Haïti, ce festival met en lumière des artistes locaux et internationaux, tout en offrant un espace d’échanges, de réflexion et de créativité. Pourtant, malgré sa grandeur, cet événement culturel souffre d’une tragédie récurrente : le manque de soutien, aggravé par une situation sécuritaire et politique chaotique.

Alors que le festival devrait rayonner dans tous les recoins du pays, notamment dans les milieux scolaires, il se retrouve restreint par l’insécurité qui gangrène la capitale. Les élèves, qui auraient tant à gagner d’une immersion dans les arts vivants, sont privés de cette opportunité. Cela pose une question cruciale : pourquoi les institutions étatiques, et en particulier les ministères de la Culture, de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, n’en font-ils pas une priorité ?