Je me réjouis de compter les œuvres d’Alain Trocher dans ma petite collection. Je détiens avec fierté quatre de ses toiles. Si j’en avais les moyens, je me ferais un plaisir de les acquérir toutes, car ses créations, une après l’autre, sont des fenêtres ouvertes sur la beauté, l’immortalité et le sublime. Mais l’art Trocher est un souffle de vie à partager : des oasis émergeant dans le désert, capables d’étancher les âmes assoiffées, assommées, qui errent dans les paysages sombres d’Haïti.

L’art Trocher émerge comme un contrepoint lumineux aux dures réalités d’Haïti, un pays souvent peint de turbulences écorchées mais regorgeant d’une résilience indéfectible. Dans ces horizons où terreur et fatalité s’enchevêtrent et dominent le récit, l’œuvre de Trocher se dresse comme un témoignage éclatant du pouvoir durable de l’espoir et de la pureté. Ses peintures ne sont pas de simples abstractions ; elles sont des sanctuaires de réconfort, des phares illuminant une terre trop souvent assombrie de conflits.