Le 13 janvier 2020, le président Jovenel Moïse, tout heureux, avait constaté la caducité du Parlement. Ce jour-là, le président s’est défait d’opposants, dont certains, virulents, avaient, comme son régime, flirté avec les gangs. Seul maître à bord, il a décidé de l’octroi de contrats, d’allocations budgétaires et de la cassure de contrats jugés dommageables pour l’État. Le président Moïse avait raison d’affirmer qu’Haïti a cinq problèmes : la corruption (5 fois). Le président Moïse, dauphin de Martelly, a porté, trainé le lourd passif des « Tèt Kale ».
Si Jovenel Moïse a été tout, sauf institutionnel dans sa « lutte contre la corruption », il n’a pas obtenu non plus le soutien de ses alliés voraces du Bicentenaire. Les parlementaires de la cinquantième législature, alors que Jovenel Moïse dénonçait la corruption, ne s’étaient pas foulé la rate en épluchant les dépenses publiques, leur efficacité, les possibles prises d’intérêt illégales et autres crimes et délits de corruption dans le cadre de l’élaboration de la loi de règlements. L’on ne sait pas s’ils avaient ou non des doutes sur la sincérité du président Moïse, parti en croisade contre la corruption.






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