Avec la montée de la violence en Haïti, – le phénomène des territoires perdus, la communauté d’agglomération regroupant quelques quartiers et quelques voies de la circulation de la zone métropolitaine et axes routiers – Port-au-Prince est visiblement réduit à une peau de chagrin sur notre carte géographique. Ces facteurs-là, aussi visibles que le nez et la bouche en plein visage, sont des déterminants avant toute prise de décision. Ces facteurs influents, sans être nécessairement des causes directes du problème, ont été les grains de sable qui ont torpillé cette cérémonie qui devait célébrer la santé, la vie.

La réouverture de l’Hôpital général, le plus grand centre hospitalier du pays, s’inscrit dans la politique du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP). En ce sens, à l’installation du ministre de la Santé, Duckenson Lorthe Blema, le 20 novembre dernier, il savait d’ores et déjà les défis qui l’attendaient. La réouverture de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) est l’un des défis majeurs à relever ; même situation complexe pour laquelle n'émerge aucune solution pour d’autres structures sanitaires qui ont fermé leurs portes.