On dit souvent qu’un poème peut nous redonner le goût de vivre, d’aimer, de rire et même une bouffée de folie. Qui peut vivre sans la folie ? La folie de vivre, d’aimer les hommes et les femmes de la terre entière. On dit souvent qu’un poème peut nous aider à trouver une place dans le monde, dans le cœur d’une femme, sur la branche d’un arbre. On dit souvent que la poésie est égarement, quête et liberté. « Cette vie n’est rien si l’art ne vient lui donner un sens », écrit Robert Bréchon dans la préface de Le Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa. La poésie de Carl Pierrecq ne serait rien s’il n’y avait pas ce visage féminin dans le receuil "Quelquesfois et puis toujours". On apprécie son livre parce qu’il parle d’amour et d’aube. Parler d’amour, c’est parler de la vie, d’éternité et d'aventure.
Le premier recueil du poète Carl Pierrecq, « Quelquefois et puis toujours », publié chez les éditions Ruptures, est un poème d’amour, de joie, de quête, de corps et de plaisirs simples. Le plaisir de dire. Dire son amour, ses secrets d’amour. Le poète nous parle du corps féminin, des regards. On entend la voix du poème au fond de nous. Une voix amoureuse et enfantine. Enfantine parce que le poète est attentif à moindre souffle, à moindre mouvement. Une voix pleine de fureur. Qu’est-ce qu’on aime dans ce poème ? On aime cette ballade. Cette quête. Ce souci de dire toujours la vérité et le rêve qui embrasse le poème. « Quelquefois et puis toujours » est le portrait d’une femme, d’un homme, d’une vie qui passe et qui revient. C’est le portrait d’un cœur qui bat pour les êtres et les choses. On y retrouve de la tendresse, de l’amour, de la liberté, du voyage, mais surtout des « gouttes de vie ». « Tu imprimes des étoiles dans la clameur des jours », écrit le poète.






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