L'attaque au pénitencier national le 29 février a donné lieu à l'évasion de plusieurs milliers de détenus qui étaient incarcérés dans cette prison. Depuis, le centre-ville de Port-au-Prince, qui commençait déjà à se vider de ses occupants, n’est plus ce qu’elle était avant. Résidents et commerçants ont commencé à fuir cette zone par peur d'être victimes des prisonniers en cavale. D’autant plus que les bandits ont multiplié leurs interventions en attaquant plusieurs édifices publics dans les environs, notamment l'Hôpital de l'Université d’État d'Haïti (HUEH), les facultés de droit, de médecine, des sciences, entre autres.

Plusieurs quartiers n’ont pas été épargnés de la violence des gangs armés qui cherchent à conquérir beaucoup plus de territoires pour étendre leur pouvoir. Entre mars et avril, les bandits ont intensifié leurs attaques à bas Delmas, fief du chef de gang Jimmy Chérisier, alias “Barbecue”. Plusieurs entreprises et des maisons ont été incendiées par les bandes criminelles. Des scènes de pillage ont été enregistrées. Plusieurs personnes ont rendu l'âme durant ces attaques.