Après avoir été officier des Forces Armées d’Haïti, officier de police, deux fois directeur général de la Police Nationale d’Haïti et candidat à la présidence de la République, Mario Andrésol a accepté d’être le nouveau secrétaire d’État à la Sécurité publique.
Cela fait des années que ce poste a été laissé sans titulaire. Des années aussi que ceux qui en ont eu la charge n’avaient que le titre. À défaut de pouvoir agir, d’anciens secrétaires d’état à la Sécurité publique tentaient constamment d’expliquer, comme des psychothérapeutes, pourquoi la situation sécuritaire se détériore. D’autres étaient muets.
La secrétairerie d’État à la Sécurité publique est dans le coma, Mario Andrésol devra la réanimer. C’est le premier défi qui l’attend.
Le deuxième défi sera de trouver un sens, une place, un projet pour cet organe de l’État qui n’est plus pris au sérieux par les acteurs gouvernementaux.
Il faut d’urgence un budget, des moyens, du personnel qualifié pour revitaliser la secrétairerie d’État à la Sécurité publique alors qu’elle est coincée entre le ministère de la Justice, celui de l’Intérieur, la Primature, le Conseil Supérieur de la Police Nationale, le nouveau Conseil National de Sécurité et la présidence.




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