En Une de cette édition, Le Nouvelliste publie le témoignage du curé de Montrouis.
Le révérend père Mackenzy Célestin, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Montrouis, lance un cri de détresse aux autorités gouvernementales sur la gravité de la situation sécuritaire dans la commune.
Chaque semaine, explique l’homme d’église et professeur d’université, on assiste à des exécutions sommaires, des représailles, des exactions entre habitants de la commune.
Le curé confie « qu’il est très rare, à Montrouis, que deux à quatre meurtres ne soient enregistrés en une semaine », précisant que « huit personnes ont été tuées au cours de la semaine dernière. » Le mal absolu, dit-il, « s’est imposé dans la commune depuis trois ans. »
Selon lui, ce qui se passe à Montrouis a des racines plus anciennes que la crise actuelle. « Cela remonte au conflit terrien des années 1990, qui continue de faire couler du sang humain. » C’est une vraie surenchère de violence :« chaque groupe fait ce qu’il veut et va aussi loin qu’il peut : fusillade, décapitation, noyade, interruption d’eau et destruction de jardins. »
Montrouis est cependant devenu un territoire perdu car ni la police ni la justice ni les élus locaux n’arrivent à mettre un terme à la violence déchaînée.
Pendant longtemps notre capital touristique, avec la plus grande concentration de chambres d’hôtel et d’établissements de plage du pays, Montrouis a vu toutes les adresses mettre la clé sous la porte. Beaucoup de résidences secondaires et d’entreprises ont été pillées.
Les dernières tentatives des autorités pour essayer de stopper la spirale de destruction sur la Côte des Arcadins remontent au gouvernement d’Ariel Henry. Depuis, la désolation et la loi des plus forts règnent en maîtres.




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