Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres y va franco. « L’application de la feuille de route pour la transition en Haïti avance avec une lenteur inquiétante. Il est possible que le pays ne parvienne pas à prendre les mesures prévues dans l’accord de gouvernance convenu le 11 mars 2024. En d’autres termes, l’objectif de rétablir les institutions démocratiques d’ici à février 2026 est compromis », a-t-il écrit dans son rapport au conseil de sécurité de l’ONU, le 15 janvier 2025.

« Des désaccords entre les autorités et les parties prenantes sur le partage du pouvoir et les moyens de renforcer la gouvernance transitoire ont entravé les progrès », a poursuivi le secrétaire général de l’ONU qui n’a pas fait l'économie de souligner l’impact des allégations de corruption sur la confiance du public dans la transition.