Vanessa Saint-Val est une artiste peintre émergente qui vit à Port-au-Prince. Sa peinture dit Haïti et le monde. Elle porte ce pays dans son cœur et dans ses rêves d’artiste. Ses toiles reflètent un peu l’histoire contemporaine de son terroir ; elle dénonce avec les couleurs. Autodidacte, c’est la passion qui la guide à peindre. La passion de mélanger les couleurs, de créer des personnages, des scènes sensibles. Peindre pour elle est aussi une quête. La quête d’une vie, d’un paysage, d’une histoire, d’une beauté. Le bleu est très présent dans son œuvre : le bleu, c’est la couleur qui unit le monde. Le ciel, la mer. Le bleu, c’est la couleur du voyage et de la fuite. Mais il y a aussi le rouge. Rouge colère. Rouge vie. Rouge brûlure. Dans ses toiles, le rouge danse avec le bleu, s’affronte et s’embrasse. Les visages qu’elle peint portent l’empreinte du temps, la fatigue de vivre dans un pays rongé par l’insécurité et l’inégalité. Si Vanessa montre souvent le désespoir, il y a aussi la lumière. On doit garder l’espoir très haut. Comme Novalis qui a dit « il y aura toujours un chemin». Il y a cette lumière dans la toile de Vanessa qui donne la force pour rester debout. Pour espérer une clarté dans la nuit la plus sombre.
On y retrouve aussi les rues de Port-au-Prince, les marchés bruyants, la rumeur de la ville. Elle peint la mémoire d’un peuple, la tendresse et les douleurs entremêlées. Vanessa Saint-Val peint les départs et les retours. Elle peint l’espoir. Avec ses pinceaux, elle réécrit Haïti. Avec ses couleurs, elle fait entendre un chant. Un chant doux et puissant, un chant d’amour et de lutte. « Mon art rappel aussi qu'au-delà de cette souffrance et de cette crise, il y a quelque chose de beau qui peut ressortir », dit-elle au micro de Ritzamarum Zetrenne sur RFI.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.