L’administration Trump a le mérite d’être claire sur les orientations de sa politique extérieure. A l’exception d’Israël, elle n’a ni allié ni ennemi définitif. Le réchauffement des relations entre Washington et Moscou, dont le point d'orgue est une rencontre annoncée dans un avenir proche entre Trump et Putin, le prouve même si cela désarçonne beaucoup d'alliés de l'Amérique dont l'Union européenne.

L’intervention du vice-président américain JD Vance au sommet de la sécurité à Munich, accusant notamment les Européens de ne pas respecter la « liberté d’expression », son rapprochement, peu avant des élections en Allemagne avec l’AFD, un parti d’extrême-droite pronazis et la confirmation que les Américains envisageaient des négociations sur l’Ukraine sans l'Ukraine ni les Européens, passent très mal sur le vieux continent.