La poésie haïtienne s'illustre une fois de plus sur la scène internationale. Trois de ses voix émergentes ont été sélectionnées parmi les finalistes du prix international Léopold Sédar Senghor en Italie. Philippeson Juste (Exilés des silences), Daryl Lorenzo Moïse (Saisons de lucioles) et Carlynx Elbeau (Espoir) portent haut les couleurs d'Haïti. Leur écriture, tour à tour introspective, lumineuse et engagée, capte les tourments et les espoirs d'un peuple dont la parole poétique demeure un refuge et un acte de résistance. Philippeson Juste, avec Exilés des silences, donne à entendre une poésie de l'absence et de l'exil, tandis que Daryl Lorenzo Moïe, dans Saisons de lucioles, déroule un chant intime et lumineux. De son côté, Carlynx Elbeau offre avec Espoir un souffle d’optimisme, une traversée vers des jours meilleurs. Les noms des lauréats seront dévoilés lors de la cérémonie de la remise des prix le 10 mai à Milan.

Philippeson Juste, l’un des finalistes, se dit heureux pour cette bonne nouvelle. « Après avoir reçu la nouvelle, j'ai ressenti une immense gratitude et une profonde émotion d'être finaliste de ce prestigieux concours. C’est déjà un grand honneur, un privilège, d’être reconnu parmi tant de voix poétiques, venues de partout du monde », raconte l’auteur de Bout souf (Editions Papye9, 2024). Et de poursuivre : « Être finaliste signifie avant tout que mes écrits, mon écriture, peuvent trouver écho au-delà des frontières, que ma voix poétique touche et interpelle certains. Ce genre de concours, ou encore ces reconnaissances, on peut dire, me motivent au jour le jour à poursuivre ce dialogue avec le monde, à affiner ma plume et à continuer à défendre la poésie comme espace de mémoire, d’engagement, mais aussi d’humanité ».