Haïti n’est pas le seul pays au monde rongé par une crise sécuritaire, mais c’est peut-être le seul pays dont c’est la capitale – où tous les pouvoirs publics, la vie économique et sociale sont concentrés – qui est autant concernée. Tout se déroule à la barbe des autorités.

Dans un pays « normal », une bande armée retranchée dans un bidonville ne saurait contraindre « président et co-présidents », premier ministre, ministres, directeurs généraux, forces de sécurité à abandonner leurs bureaux.