Des échauffourées ont éclaté, le mercredi 5 mars dernier, lors d'un rassemblement des partisans et sympathisants de Pitit Dessalines, au Lycée national Philippe Guerrier, à Cap-Haïtien.
Les bagarres ont immédiatement interrompu la réunion.
Certains militants de Pitit Dessalines ont vivement critiqué le fonctionnement du parti. Ils accusent Moïse Jean-Charles de privilégier des étrangers, qu'ils qualifient de "ajanten", qui bénéficieraient de tous les avantages, alors qu'eux-mêmes n'en tirent aucun profit.
Ces dissidents déclarent être prêts à boycotter toutes les réunions de Pitit Dessalines dans le département du Nord. Ils déplorent que des "étrangers", n'ayant jamais foulé le macadam, prennent les décisions. Ils prévoient, dans les jours à venir, de manifester pour signifier qu'ils ne reconnaissent plus Moïse Jean-Charles dans le département.
En réaction, le coordinateur de Pitit Dessalines dans le Nord, Weesly Pierre, a tenté de minimiser l'incident. Selon lui, ce sont des éléments externes au parti qui ont perturbé la réunion. Il affirme que des agents externes instrumentalisent d’autres acteurs pour perturber des activités, telles que celle organisée au Lycée Philippe Guerrier. Weesly Pierre souligne que les fauteurs de trouble ne sont pas affiliés au parti politique qu’il dirige dans le Nord.
Ce n'est pas la première fois que des partisans et sympathisants de Pitit Dessalines à Cap-Haïtien adoptent de tels comportements. Selon les protestataires, ils ne profitent jamais des fruits de leur “ travail ”, tandis qu'un petit groupe, absent des mouvements de rue, en récolte tous les bénéfices.
Les militants devaient délibérer sur plusieurs thématiques, notamment la réforme constitutionnelle et le référendum, les élections de 2015-2016 (leurs points positifs et négatifs), et la stratégie à adopter pour leur participation aux prochaines élections.






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