L’Association nationale des médias haïtiens est abasourdie par la nouvelle de l’incendie du local de Radio télé Caraïbes à la rue Chavannes.
L’ANMH condamne sans réserve cet acte infâme qui consacre la continuité du chaos ambiant produit par les bandits. Il est dommage qu’après toutes ces années, l’État ne se soit pas donné les moyens et n’ait pas manifesté une volonté suffisante pour mettre fin au règne des bandits et des gangs.
À date, les bandits ont chassé des milliers de familles dans différents quartiers de la capitale et vandalisé ou pillé des institutions de référence, écoles, sièges d’institutions publiques, journaux, bibliothèques, pénitenciers, commissariats de police, les presses nationales, des entreprises privées, etc.
Cette dégringolade et cet effondrement de l’État nous préoccupe au premier chef. Les médias qui sont au service de la population dans une dynamique garantissant la liberté d’expression et l’accès à tous au droit de parole, doivent bénéficier de la protection des pouvoirs publics qui ont le devoir de garantir la continuité de ce gain fondamental, acquis démocratique essentiel de la transition démocratique.
L’ANMH exprime sa solidarité avec la direction de Radio télé Caraïbes et exprime à nouveau sa consternation face à cet acte ignoble.
L’ANMH appelle les tenants de l’État à se réveiller pour que l’ordre revienne dans la cité et que la population, les institutions et tous ceux qui ont choisi de continuer de vivre et de fonctionner en Haïti puissent vaquer sans crainte à leurs activités.






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