La question existentielle à se poser ces derniers temps à Port-au-Prince est : que faire quand on ne peut rien faire ?
Chaque Port-au-princien, ceux qui vivent dans les derniers quartiers non encore attaqués par les gangs, se pose cette question en échafaudant des plans, en se demandant combien de temps il leur reste avant de connaître le même sort que les autres. Le sentiment d’abandon est aujourd’hui caractéristique des habitants de la capitale en particulier et des Haïtiens en général.
Cette question : que faire quand on ne peut rien faire ? Les habitants des villes de province se la posent sans doute. Aucune ville n’a des ressources à déployer pour venir au secours de la capitale. Comme après le 12 janvier 2010 et son dévastateur séisme, la province ne peut qu’ouvrir ses bras pour accueillir les réfugiés et leur famille.




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