Rares sont ceux de nos écrivains que je connais qui ont pu exercer avec tant de maestria le métier ardu de poète, de romancier illuminé et surtout de diseur dans le paysage littéraire Haïtien durant ces cinquante (50) dernières années. Anthony Phelps est l'un des porte-étendards du mouvement "Haïti Littéraire'' durant les années soixante aux côtés de Auguste Thénor, René Philoctète, Serge Legagneur, Roland Morisseau, Villard Denis (Davertige). Il est aussi membre fondateur de Radio Cacique avec Jean-Claude Carrié, Roger San Milan, et figure sur la liste restreinte de ces génies, de ces ''banj'' (comme on l'aurait dit en créole) qui sèment la joie, le bonheur dans les cœurs et particulièrement dans la vie de tous ceux et toutes celles qui ne respirent que par l'oxygène bienfaiteur de l'art.
J'aime dire. Dire, à mon avis, va au-delà d'un simple exercice humain, d'un simple exercice des arts de la scène ; c'est avant tout une panacée, un remède efficace, un sérum au temps des grandes incertitudes, des grandes folies, au temps du choléra (un clin d'œil au romancier colombien Gabriel Garcia Marquez). Avec le temps, je peux affirmer haut et fort que c'est devenu une sorte de thérapie par rapport à toutes les encres qui ont abîmé le tableau de mes nuits humaines : déceptions, tromperies, médisances, calomnies, maladies, accidents de la route, malchances, entre autres.






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