Le jazz est une musique de dialogue. Dialogue entre instruments, entre cultures, entre générations. C’est dans cet esprit que le Festival International de Jazz de Port-au-Prince a maintenu, malgré un format réduit cette année, une programmation d’ateliers destinée à stimuler la pensée critique, encourager la professionnalisation des artistes et éveiller les plus jeunes à l’univers du jazz. Durant deux matinées, le Centre Culturel Brésil-Haïti s’est ainsi transformé en laboratoire d’idées et d’expériences, bien loin de la frénésie des grandes scènes du Karibe Hôtel ou des afters du Quartier Latin.

La première journée, soit le samedi 5 avril, a démarré sous le signe de la transmission de savoirs liés à l’industrie musicale. La Fondation Haïti Jazz, fidèle à sa mission d’accompagnement des talents locaux, a proposé deux ateliers animés par des figures clés du festival. Milena Sandler, directrice générale, et Joël Widmaier ont ouvert la matinée, d'abord avec une session intitulée « Comment présenter son projet musical sur le marché du live ? », une thématique essentielle pour les artistes cherchant à naviguer dans un environnement musical de plus en plus concurrentiel. À travers des exemples concrets et une approche participative, ils ont partagé des outils pour construire un dossier professionnel convaincant et se positionner stratégiquement sur les scènes nationales et internationales.