En un an au pouvoir du Conseil présidentiel de Transition, on ne compte plus le nombre de périodes d'état d'urgence qui a été déclaré. A chaque fois que l'insécurité paraît hors de contrôle, les meneurs de la transition recourent à l'état d'urgence comme s'il s'agissait d'une solution miracle. Pourtant, d'Ariel Henry à Garry Conille puis à Didier Fils-Aimé ou encore d'Edgard Leblanc à Leslie Voltaire, il est difficile de dire à quoi sert l'état d'urgence en termes d'amélioration des conditions sécuritaires. Cependant, sur d'autres plans, seuls les naïfs peuvent prétendre que l'état d'urgence est inutile. Peut-être qu'on saura un jour ce que cela a coûté au pays sur le plan financier. 

Comme ses prédécesseurs au sommet de l'Etat et au CPT, Fritz Alphonse Jean se donne sa période d'état d'urgence. Comme par miracle, les deux branches de l'exécutif ont pu se réunir le lundi 7 avril 2025 en vue de renouveler l’état d’urgence sécuritaire pour un mois. Cette décision vient à un moment où les gangs rendent la vie impossible aux Haïtiens. De Kenscoff à Clercine -Tabarre pour arriver à Mirebalais/Saut d'Eau, les gangs imposent leur loi.