Le gouvernement haïtien n’écarte pas le recours à des firmes privées internationales pour faire face à la violence des gangs, a appris Le Nouvelliste. « Toutes les possibilités sont censées être sur la table. La population a besoin de sécurité, du déblocage des routes (…) Nous sommes ouverts, nous recherchons tous les Haïtiens, tous les étrangers qui ont de l’expertise dans ce domaine et qui veulent nous supporter, veulent appuyer la police et l’armée pour débloquer la situation. Les portes sont ouvertes. Toutes les possibilités doivent être sur la table », a confié le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus. « La sécurité est l’une des priorités. Cette priorité est renforcée avec l’arrivée de M. Fritz A. Jean à la tête du Conseil présidentiel de transition (CPT). On parle même de budget de guerre. Nous allons dans ce sens », a dit Alfred Métellus qui a souligné que les crédits sont alloués aux forces de sécurité. Les réquisitions sont traitées avec célérité au MEF.

« Il n’y a pas de problèmes de crédits budgétaires pour la sécurité. Il y a probablement un problème d’exécution », a-t-il dit. Le Nouvelliste a appris de sources diplomatiques et gouvernementales qu’il y a des discussions en ce sens pour l’acquisition d’équipements pour les forces de sécurité qui ont également besoin de conseils. Avec les avancées des gangs et le spectre qu’Haïti tombe sous leur contrôle, il y a un niveau élevé de préoccupations et des exigences de partenaires internationaux dont des bailleurs de fonds, a appris Le Nouvelliste.