Le Nouvelliste a assisté au lancement officiel du livre Mourir est beau (Le Noroit, 2025 » de la poétesse et professeure d’université Stéphane Martelly à la librairie Port de tête, sur la rue Mont-Royal, à Montréal. Nous vous invitons à lire cette conversation riche entre la romancière et poétesse Marie-Célie Agnant et la poétesse Stéphane Martelly. Deux grandes voix de la poésie francophone. Cette belle parole éclatante de lumière qu’on a écoutée est un hommage à la poésie. Un véritable plaidoyer pour la beauté, les gestes humains et la mémoire. Nous vous invitons à lire notre retranscription ici.
Marie-Célie Agnant : Je commence pour vous demander d'avoir une pensée pour tous ces gens qui sont en train de mourir, qui sont morts par milliers, qui sont morts des morts qu’on oublie déjà, ceux de Gaza, ceux du Liban, ceux d’Haïti, ceux qui meurent sans trop savoir pourquoi. Haïti est un tout petit pays en termes de superficie qui se voit bombarder d'armes, des armes incroyables comme pour une guerre. Merci Stéphane Martelly de m’avoir demandé d’animer cette causerie sur la sortie de ton recueil Mourir est beau (Le Noroit, 2025). J’ai quand même en lisant ce livre pensé beaucoup à ce monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et aussi à la question du silence. Beaucoup de gratitude pour moi aujourd'hui de pouvoir parler, alors que de plus en plus la parole est enterrée. Lorsque j'ai lu ton livre, j'ai voulu aller revoir Inventaires (Triptyque, 2016) pour essayer de comprendre celui-là. J'ai vu dans ce nouveau livre une urgence dans l’écriture et j'ai senti aussi que c'était une sorte de rupture avec Inventaires ou du moins un tournant. Je voulais te demander est-ce que j'ai bien lu, est-ce que c'est un tournant, une rupture ? J’ai lu Mourir est beau plusieurs fois et à chaque fois que je relis, j'ai l'impression que je n’avais pas lu.






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