Même si les autorités ne le disent pas encore officiellement, la réalisation du référendum et des élections cette année sont de moins en moins évidentes. Si le Conseil présidentiel de transition n’en parle pratiquement plus, le Conseil électoral provisoire et le Comité de pilotage chargé de proposer une nouvelle Constitution sont quant à eux en mode silence radios. Une source au CEP confie au Nouvelliste que l’institution électorale serait prêt à organiser les élections en novembre prochain s’il n’a pas de référendum et si les autorités rétablissent un minimum de sécurité dans le pays.

Nous sommes au cinquième mois de l’année et la proposition de la nouvelle Constitution si elle existe n’est même pas encore présentée à la population. Loin de reprendre des territoires occupés par des groupes criminels, le CPT depuis son arrivée au pouvoir il y un peu plus d’un an n’a fait que perdre encore plus de terrains dans le département de l’Ouest notamment à Port-au-Prince et dans plusieurs autres départements. Si au début de cette année, il était encore techniquement possible d’organiser le référendum suivi du premier tour des élections en 2025, aujourd’hui, plus personne n’y croit.