Dans la matinée du jeudi 15 mai, la journée s’annonce comme n’importe quelle autre journée pour les déplacés qui trouvent refuge dans les anciens locaux du parti Fusion à Bourdon. Depuis qu’elles ont été forcées de quitter leur domicile, le quotidien de ces personnes n’est plus tranquille. À l’entrée de cet abri, deux douches de fortune, sans porte, ni rideau pour se protéger des regards indiscrets, accueillent ceux-là qui fréquentent le site. L’eau usée, provenant des douches, est directement déversée dans la rue.
Ce camp, logé dans les anciens locaux du parti Fusion à Bourdon, est un vaste agglomérat d’abris de fortune fait de tôles usées et de bâches plastiques, à travers lesquels ont doit se faufiler pour trouver son chemin. Dans ce vaste camp à ciel ouvert, les 681 familles, soit 3 400 personnes environ, tentent de s’accrocher à la vie. Leur manque de ressources est multiple : de l’eau pour leur usage quotidien, de l’eau potable et d'infrastructures et pour certains un toit pour se protéger des intempéries. Dans ce camp, seul un bloc sanitaire de deux toilettes dessert toutes les personnes qui y vivent.






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