Le Conseil présidentiel n’a de compte à rendre à personne. C’est l’opacité la plus totale dans la gestion des fonds publics. Alors qu’ils n’ont pas été aux élections, n’ont pas fait de révolution, ne bénéficient d’aucune base légale de légitimité, encore moins d’une base de popularité, les neuf membres du Conseil présidentiel se considèrent tous comme des présidents de la République, et en conséquence, ils se donnent tous les privilèges et avantages d’un chef d’État. 

Le Conseil présidentiel et la Primature se servent délibérément dans les fonds publics pour se doter de toutes formes d’avantages et de privilèges. Ils décident eux-mêmes ce qu’ils veulent comme privilèges et les montants qui vont avec.