Après l’attaque des groupes criminels contre le commissariat de police appelé Oméga à Carrefour il y a plus de 13 mois, les policiers n’ont jamais remis les pieds dans cette commune voisine de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. Les autorités ont tout simplement livré cette municipalité aux groupes criminels qui ont remplacé les institutions publiques dans toute l’acception du terme. « Banques commerciales, établissements scolaires, marchés, activités commerciales, transport en commun...Tout fonctionne sous le contrôle du chef de gang de Tibwa », selon un riverain de Carrefour.

Des informations laissent croire que les bandits blessés lors des attaques de drones des forces publiques se font soigner en toute quiétude dans les centres hospitaliers de Carrefour. Pour confirmer cette information, Le Nouvelliste a contacté deux médecins dans les deux principaux établissements sanitaires à Carrefour encore fonctionnels (Hôpital de Diquini et le Centre hospitalier ). Pour des raisons de sécurité évidentes, nous nous gardons de citer leur nom.