S’il y a un secteur que les gangs, classés groupes terroristes par les Etats-Unis et la République dominicaine, n’ont pas épargné, c'est la santé. Délibérément, ils ont vandalisé, pillé et incendié les meilleurs hôpitaux de la zone métropolitaine. L’HUEH, l’hôpital Bernard Mevs, le Sanatorium, Saint-François de Sale et l’hôpital universitaire de Mirebalais figurent sur la liste des institutions sanitaires qui ne peuvent plus remplir leur mission.

Aux hôpitaux pillés, vandalisés et incendiés, il faut ajouter les facultés de médecine forcées d’abandonner leurs infrastructures. Et si on ajoute les médecins, infirmières et d’autres professionnels de santé tués, kidnappés ou forcés de prendre la route d’exil, on a le portrait d'une vraie catastrophe pour un pays qui même avant le pourrissement de la crise ne disposait pas d’une couverture de santé nationale. Il est peut-être trop tôt pour faire le bilan des conséquences de la crise sécuritaire sur le secteur de la santé, mais on sait déjà que le bilan est lourd. Pire, la machine de destruction continue sa route.